Carole Copti, l’entrepreneure de votre bien-être

Photo couverture Carole Copti

Carole Copti est diététicienne, nutritionniste et en fait… thérapeute. Sa vision de son métier comme sa vision de l’entrepreneuriat, remettent l’humain au centre des considérations. Rencontre avec une femme entrepreneure qui vous veut du bien. Aucun régime à l’horizon, seulement le plaisir.


Comment s’écrit « entrepreneur » au féminin ?

Entrepreneure.


Comment es-tu devenue entrepreneure ?

J’ai commencé à travailler en tant que nutritionniste pour une autre personne, avec beaucoup de contraintes, à devoir respecter des protocoles très précis. J’ai rapidement eu envie de m’exprimer sans cadre, en toute liberté. Un jour, quelqu’un m’a dit, « ce que tu fais, ça fonctionne, les gens reviennent mais il faut que tu le fasses librement. » Cela m’a servi de déclic, j’ai tout lâché du jour au lendemain, j’ai posé ma démission et j’ai monté mon cabinet dans la foulée.

Je voulais partager ma propre vision de la nutrition. Notamment la principale : les régimes ne fonctionnent pas. Ce n’est pas dans la frustration qu’on peut aider une personne. 

J’ai eu la chance de tomber sur une banquière à l’écoute qui a apprécié ma détermination et qui m’a accordée le prêt nécessaire pour monter mon cabinet. À partir de ce moment, soit j’arrivais à en vivre, soit j’étais endettée à vie. Mais j’étais absolument convaincue de réussir parce que j’aime mon métier et je le fais avec passion. La première année est souvent très dure, il faut être solide et bien s’accrocher à ses convictions. Heureusement, le bouche-à-oreille a fonctionné rapidement.


Quelle est ta mission ?

J’apporte du bien-être dans la vie des gens. J’ai choisi la voie de la diététique et de la nutrition parce que manger est un acte qui permet de se faire du bien en nourrissant les cellules du corps. Si je fais ce métier, c’est pour allier les sciences et la psychologie, c’est une forme de thérapie.

La nutrition n’est pas qu’une question de poids. Certaines personnes ont une silhouette qui rentre dans les “standards” mais ne sont pas pour autant en bonne santé. C’est pour cela que j’aide les gens dans tous les troubles du comportement alimentaire comme l’addiction, l’anorexie ou la boulimie, dans les pathologies telles que le cholestérol et le diabète et que j’aide à la perte de poids de la même façon qu’à la prise de poids.

Le fil conducteur de mon travail est d’être à l’écoute de la personne pour identifier son mal-être. Je veux prendre le temps de comprendre son hygiène de vie, son mode de vie pour répondre à sa problématique personnelle. D’autres formes d’addiction entrent parfois en jeu, notamment le tabac. J’identifie tous les paramètres de son environnement, j’analyse son stress, son sommeil, etc.

J’offre des outils aux personnes pour qu’elles puissent agir et ne plus subir. Mon credo, c’est que le plaisir fait partie de l’équilibre. Il faut remettre le plaisir au cœur de la vie.

Depuis quelques temps, je développe aussi mon activité en me déplaçant dans les entreprises. J’anime des ateliers interactifs pour expliquer aux salariés comment être en forme toute la journée.


Qu’est-ce qu’un entrepreneur selon toi ?

Un entrepreneur est l’artisan de sa propre vie, il façonne sa vie sans règles, sans barrières avec beaucoup de liberté. C’est un décideur. Entreprendre, c’est vouloir avoir un impact positif. Personnellement, l’entrepreneuriat m’a apporté l’épanouissement.

J’avais besoin d’entreprendre pour éclore.

Mon métier me permet d’avoir un impact positif dans la vie des gens. Ma plus grande richesse, ce sont tous les témoignages que je reçois de mes patients, ça vaut tout l’or du monde et cela me conforte tous les jours dans mon choix.


Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut devenir entrepreneur ?

D’abord, de croire en son projet, mais une croyance bien ancrée parce que la croyance est au cœur du projet.

Ensuite, il faut développer un bon état d’esprit. Ça se travaille un état d’esprit d’entrepreneur ! Par exemple, il faut avoir des facilités à se projeter, à visualiser des moments positifs, à voir son projet se concrétiser pour avoir l’énergie nécessaire pour t’emmener très loin.

L’état d’esprit est l’une des clés de la réussite.

Enfin, il faut bien être entouré. Sans mon entourage, cela aurait été plus difficile pour moi. L’entourage joue aussi sur l’état d’esprit d’ailleurs.


Quel livre t’a marqué récemment ?

Pourquoi choisir un livre quand on peut choisir un auteur ? J’adore le romancier Laurent Gounelle, qui est pour moi un écrivain du bien-être. Il amène à réfléchir différemment sur plusieurs thématiques. Je recommande particulièrement « L’homme qui voulait être heureux » pour ne pas oublier que la plupart de nos peurs sont des créations de notre esprit et que les seules limites sont celles que nous nous imposons nous-mêmes.