Pauline Alessandra : « Un entrepreneur, c’est quelqu’un qui échoue et qui recommence. »

Pauline Alessandra est chef de projet transformation digitale et intrapreneure chez Air France… mais pas seulement ! Elle nous raconte son parcours de « slasheuse » et sa vision de l’entrepreneuriat.
Comment on écrit « entrepreneur » au féminin ?

Entrepreneure !

Est-ce que tu es une entrepreneure ?

Je suis un mélange entre l’auto-entrepreneur et l’intrapreneur. Je me considère plus comme une “slasheuse, c’est-à-dire une personne qui cumule plusieurs activités et qui s’épanouit parce qu’elle a plusieurs activités. Je suis chef de projet à Air France (salariée intrapreneure) / consultante en stratégie digitale (auto-entrepreneure) / blogueuse théâtre / auteure. C’est la somme des activités que je mène qui me permet de m’éclater !

Qu’est-ce qu’un entrepreneur selon toi ?

J’aime bien la conception de Schumpeter : un entrepreneur est quelqu’un qui innove, qui prend des risques et qui a un état d’esprit entrepreneurial. Dans mon parcours, finalement, l’activité qui s’en rapproche le plus est peut-être quand j’ai co-créé un spectacle de magie. Nous avons dû écrire le spectacle, le mettre en scène et le vendre donc démarcher des diffuseurs, des salles, des comités d’entreprise, des producteurs, louer des salles pour le montrer, gérer la communication pour faire parler de ce spectacle, etc. Pour moi, un entrepreneur, c’est quelqu’un qui échoue et qui recommence.

Comment es-tu devenue intrapreneure ?

Air France a organisé un hackathon auquel j’ai participé avec 4 collègues rencontrés pour l’occasion. On a monté un projet innovant de montre connectée pour Air France avec des méthodes de travail différentes. Après 3 mois d’incubation en interne, notre proof of concept a été testé à New York. Cela a permis à la compagnie de prendre conscience de la valeur ajoutée de l’intrapreneuriat et de structurer un véritable programme d’intrapreneuriat en 2018 que j’ai co-animé : Boostez le futur. Plus de 2000 salariés se sont inscrits sur la plateforme, on a gardé 4 projets qui sont en ce moment en phase d’incubation.

Est-ce que l’intrapreneuriat, c’est de l’entrepreneuriat ?

Cela correspond aux trois valeurs de Schumpeter avec la grande différence que la prise de risque financière est assumée par l’entreprise. En interne, tu prends le risque d’échouer et l’échec en entreprise n’est pas encore un acquis. Tu es surtout celui qui sort du rang. Mais pour moi, c’est ça qui est intéressant, c’est de sortir du rang ! L’intrapreneuriat est un état d’esprit : mon projet s’est arrêté mais je travaille déjà sur un autre. (Mais chut, je ne peux pas encore en parler, ce sera une surprise.)

L’intrapreneuriat, c’est l’entrepreneuriat au sein d’une entreprise.

Quelles sont tes sources d’inspiration et de formation ?

La meilleure formation, c’est de faire. Pour m’inspirer, je cherche sur Google, je regarde des vidéos sur YouTube, je parcours des blogs, je suis des Mooc et je lis des livres. Par exemple, « La semaine de 4 heures » de Tim Ferris a été une révélation. Il a une vision de l’entrepreneuriat qui est intéressante. Le but n’est pas de devenir le prochain Steve Jobs mais de créer une société qui te fait gagner assez pour te libérer du temps. En réalité, tu n’as pas besoin d’être super riche, tu as seulement besoin d’avoir un peu d’argent et surtout beaucoup plus de temps.

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