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Entreprise à mission renoncement

Entreprise à mission : pourquoi le renoncement est un passage obligé

Dans son livre « L’entreprise à mission en questions », Vivien Pertusot aborde un sujet rarement assumé par les dirigeants : le renoncement. Faire vivre une mission implique des arbitrages réels, parfois coûteux à court terme. Sans travailler sur le renoncement, la mission élude des points fondamentaux sur la conduite et le développement de l’entreprise.

Le renoncement, un impensé des entreprises à mission

Lorsqu’une entreprise adopte la qualité de société à mission, l’enthousiasme initial est souvent fort. La mission suscite de l’engagement, de la fierté et une dynamique collective positive. Pourtant, un sujet demeure largement absent des discussions : celui du renoncement.

Pour Vivien Pertusot, cette absence n’est pas anodine. Elle révèle une difficulté à accepter ce que signifie réellement le fait de vivre une mission dans la durée.

Un sujet rarement nommé

Dans de nombreuses entreprises, le mot « renoncement » est perçu comme négatif. Il renvoie à une idée de perte, d’échec ou de recul stratégique. Résultat : des décisions relevant clairement du renoncement sont prises, mais sans être assumées comme telles.

Une incompréhension du cadre de la société à mission

Ne pas se poser la question du renoncement traduit souvent une incompréhension du cadre même de la société à mission. Faire évoluer son modèle implique nécessairement de revoir certaines pratiques, priorités ou opportunités. Ce n’est pas uniquement la valorisation de bonnes pratiques existantes.

Un décalage entre discours et réalité

Lorsque le discours sur la mission ne s’accompagne d’aucun arbitrage réel, un écart se crée entre l’affichage et la réalité opérationnelle. Cet écart fragilise la crédibilité de la démarche.

Pourquoi le renoncement est inévitable lorsqu’on vit sa mission

Vivre une mission ne consiste pas à ajouter une couche de valeurs au modèle existant. Cela suppose d’accepter que certaines décisions deviennent incompatibles avec le cap fixé.

Faire évoluer son business model

Une mission vécue amène inévitablement à questionner le business model. Certaines activités, certains projets ou certains marchés peuvent ne plus être alignés avec la mission telle qu’elle est définie.

Modifier ses pratiques et son sourcing

Le renoncement peut aussi concerner les pratiques opérationnelles : choix de fournisseurs, conditions de production, exigences environnementales ou sociales plus élevées. Ces décisions ont souvent un coût à court terme.

Arbitrer entre court terme et long terme

Le cœur du renoncement réside dans l’arbitrage entre performance immédiate et cohérence de long terme. Une entreprise à mission accepte parfois de perdre à court terme pour rester alignée avec son cap stratégique.

Le renoncement comme révélateur de crédibilité

Pour l’auteur de « L’entreprise à mission en questions », le renoncement n’est pas un échec. Il constitue au contraire un révélateur puissant de la sincérité de la mission.

Des renoncements déjà présents, mais non assumés

De nombreuses entreprises prennent déjà des décisions qui relèvent du renoncement, par exemple en acceptant de réduire leurs marges pour mener des projets plus vertueux sur le plan environnemental ou social. Le problème n’est pas tant l’acte que le fait de ne pas le nommer.

Nommer le renoncement pour clarifier les arbitrages

Assumer le renoncement permet de clarifier les décisions prises et de leur donner du sens. Cela aide les équipes à comprendre pourquoi certains choix sont faits et à quoi sert réellement la mission.

Renforcer la cohérence entre mission et activité

Une mission crédible est une mission qui s’incarne dans des choix parfois difficiles. Le renoncement devient alors un outil de cohérence entre le discours, la stratégie et l’activité réelle.

Faire du renoncement un levier de pilotage

Loin d’affaiblir l’entreprise, le renoncement peut devenir un véritable outil de pilotage stratégique.

Donner un cadre clair aux décisions

En intégrant la question du renoncement dans la gouvernance, l’entreprise se dote d’un cadre clair pour ses décisions stratégiques. La mission devient un critère explicite d’arbitrage.

Éviter l’essoufflement de la mission

Lorsque les renoncements sont assumés et expliqués, la mission conserve sa capacité à mobiliser. À l’inverse, une mission sans arbitrage réel finit par perdre tout pouvoir d’entraînement.

Inscrire la mission dans le temps long

Le renoncement permet d’inscrire la mission dans une logique de temps long, cohérente avec l’idée même de société à mission. Il transforme la mission en cap stratégique, plutôt qu’en engagement symbolique.

Pourquoi lire « L’entreprise à mission en questions »

Dans « L’entreprise à mission en questions », Vivien Pertusot consacre plusieurs chapitres aux arbitrages que doivent affronter les entreprises à mission. Il y aborde sans détour la question du renoncement, à partir de situations concrètes rencontrées par des dirigeants, et montre comment ces choix structurent la crédibilité et la durabilité de la mission.

Un guide destiné aux dirigeants qui souhaitent faire de la mission un outil de décision, et non un simple affichage de valeurs.

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